• Les Francos Reporters à la rencontre de David FOURRIER, directeur et programmateur de la Sirène (nouvelle salle de musiques actuelles de La Rochelle). 

    Nous avons été accueillis dans une loge confortable (canapés, sofas, frigo...) et silencieuse afin de mieux répondre à nos questions.

    David nous a expliqué son rôle en tant que directeur. Pour lui il ne faut pas dissocier le côté artistique de la direction: « Je trouve que la direction d’un établissement comme celui-ci est difficilement imaginable, sans se projeter et dire qu’on défend avant tout en notre lieu un projet artistique. » D'après lui, ce projet artistique comprend une politique d'accompagnement des musiciens locaux, une organisation pour la pratique amateur mais surtout la programmation proposée aux spectateurs. De plus, son rôle en tant que directeur est aussi celui d'amener son équipe à réfléchir sur le message qu'ils défendent artistiquement et qu'ils essayent de mettre en avant: « Je n’ai pas envie que ce lieu soit un garage à spectacles! » . Outre le fait d'orchestrer toute une équipe, David est responsable du bon déroulement de l'activité du lieu devant les instances qui financent les projets de la Sirène. Il est l'interlocuteur principal vis à vis de sa tutelle (Communauté d'agglomération de La Rochelle) et des sources potentielles de financement.

    Un directeur adjoint (Gilles BAYET), un directeur technique (Christian PARROT), ainsi que des personnes à la communication et à la comptabilité accompagnent David FOURRIER à la gestion de la Sirène. Ils travaillent également en étroite collaboration avec le président du XLR (Daniel JOULIN), retraité mais très impliqué dans le projet de La Sirène: « Avec Daniel on est vraiment sur une complémentarité de travail, il connait beaucoup le territoire, il est donc un facilitateur pour l’équipe, très notable, pour que les choses aillent plus vite ». C'était une scène très attendue sur La Rochelle, un bon projet où David et son équipe ont été désignés avant même que le chantier ne démarre: « Je pense qu’il y a un attachement naturel de la part de l’équipe à ce bâtiment, on a un peu le sentiment d’être chez nous...».ITW

    David nous explique aussi que tous les partenaires culturels du territoire (La Coursive, les Francofolies, le Carré Amelot...) travaillent dans une dynamique de collaboration, sans jouer la concurrence. Ainsi, pour la programmation de la scène Not Ze Francos, Kevin DOUVILLEZ (programmateur des Francofolies) a accepté quelques idées de choix artistiques de la part de David. De plus, pendant les Francofolies, la Sirène accueillera quelques artistes en résidence tels que Maxime Le Forestier, les France ô Folies, etc.

    Depuis son ouverture en avril, La Sirène a accueilli environ 15 000 spectateurs curieux de découvrir la nouvelle salle autant que la programmation. Le souci actuel de l'équipe est d'arriver à fidéliser son public et de ne pas le décevoir, « c'est à dire avoir des concerts de bonne qualité, ça veut dire être bon au niveau de l'accueil, ça veut dire qu'il faut que la sécurité soit sympa. Vigilante mais sympa. Il faut que les tarifs soient cohérents. Il faut que les artistes soient heureux de jouer chez nous et donc que ça se voit aussi sur scène. »

    Aubin et Marion


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    De Anaïs-Claire, Antoine et Niva


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    de Anaïs-Claire, Antoine et Niva


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    Elise et Marion

     


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  • Petite rencontre avec La Féline qui était en résidence au Chantier des Francos et de passage à la Sirène le 10 Juillet. Elle est programmée le 13 Juillet aux Francofolies et le 23 Juillet au Casino de Paris en attendant la sortie de son disque très prochainement.

     

    La Féline

     La Féline (c) Laura Lassegue

      

    InZeFrancos : cinéma et fantastique, pour toi 2 mots alliés ?

    La Féline : c'est l'idée de rêve, de fantasme, quelque chose de féerique qui éloigne de la réalité. Moi j'aime le cinéma qui m'emmène le plus loin possible, dans des univers qui ne ressemblent pas à notre quotidien. Le fantastique, dans le sens de l'irréel, c'est aussi ce que j'aime dans la vie, dans la musique.

    InZeFrancos : Tu dis aimer le bizarre. Mais qu'est-ce qui te vient à l'idée quand nous te disons « bizarre » ?

    La Féline : je pense à Baudelaire. « Le beau bizarre » c'est l'idée que la beauté n'est pas dans la norme. J'aime aussi des artistes comme Kate Bush ou Fever Ray car ce sont des nanas qui ont des super belles voix. Par moment, elles arrivent à faire des voix d'hommes, c'est ce qui fait leur charme. C'est plus beau que quand c'est cadré, joli, bien comme il faut. 

    InZeFrancos : Qu'est ce que la « pop innocente » des années 80 ?

    La Féline : pour moi c'est la pop d'Elli (Medeiros, ndlr) et Jacno, un duo de chanteurs compositeurs des années 80. En fait, c'est de la pop faussement innocente, en français mais en rupture avec la variété française. Dans leur chanson « je t'aime tant », il y a des choses très profondes mais il y a un rythme amusant, un peu enfantin. J'aime bien aussi le morceau « c'est la ouate qu'elle préfère » (Caroline Loeb, ndlr). Dans les années 80, ça c'est beaucoup développé.

    InZeFrancos :  Quelles sont « les visions plus sombres » de tes chansons ?

    La Féline : Celles que j'aimerais transmettre en tout cas c'est la peur, la solitude absolue, la mort, la séparation, la culpabilité, l'inquiétude et l'abandon. 

    InZeFrancos : Quelle est la définition du beau pour toi ?

    La Féline : Pour moi le beau se qualifie en trois mots principalement : le bizarre, le fantastique et le nouveau.

    InZeFrancos : trouves-tu que le film « La Féline » de Jacques Tourneur (qui est en l'occurence l'inspiration de ton nom) soit bizarre, beau ou fantastique ?

    La Féline : Justement c'est les trois mots réunis qui font l'originalité et le succès de ce film !

     

    Marie et Rania

     


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