• Petit tour sur le ring avec Le Catcheur et la Pute.

    Jeudi, en début de soirée, alors que Cocoon apaise les spectateurs de la grande scène,
    les Francos Repporters ont interviewé pour vous le duo gentiment hystérique du
    Catcheur et la Pute
    qui se sont produits très tôt ce matin sur la scène du Casino Barrière.

    Confortablement installés, mais très agités sur le canapé du Jardin des Francos, Amine alias Pro7 (ou prosecco, selon son camarade) alias le Catcheur et son compagnon de scène Mic alias Ektik alias la Pute répondent à nos questions avec un humour sans merci.

    Radio 

    (c) A.Mangin

    In Ze Francos : Comment sont nées les Travesti Monsters' party?

    La Pute : En fait, les Travesti Monsters c'est la rencontre de plusieurs projets, notamment avec Miss Pop.
    C'est une friperie itinérante pour le public pour que les gens puissent se déguiser ou plutôt s'habiller sur place parce que ce n'est pas forcément un déguisement. C'est aussi la rencontre entre le Catcheur qui est producteur de musique électronique à tendance rock et moi-même qui suis aussi DJ depuis un peu moins longtemps.

    In Ze Francos : L'année dernière, quatre soirées Travesti Monsters avaient été organisées sur les Francofolies, pourquoi ne pas avoir réitéré cette année?

    Le Catcheur : Bah, je suppose que les Francos veulent varier les plaisirs donc...

     La Pute : Non, non, c'est pas ça. Pour être transparent, c'est surtout une histoire de budget. Ils tenaient à recommencer, ils nous l'avaient proposé mais le projet fringues coûte très cher, ça demande beaucoup d'entretien et de logistique donc financièrement, c'est forcément conséquent.

    Le Catcheur : Mais nous sommes quand même là en tant que le Catcheur et la Pute et ça reste une partie des Travesti Monsters donc il y aura surement des débordements, des seins nus sur scène... C'est quelque chose qu'on revendique et qu'on essaye de conserver.

    In Ze Francos : Vous passez derrière Socalled (soirée du 12), Brodinski (soirée du 13) ... Ca ne vous fait pas peur?

    Le Catcheur : Pas du tout! On arrive, on arrache tout,... C'est surtout ceux qui sont après nous qui devraient avoir peur ! C'est un gros défi de passer après le Catcheur et la Pute parce qu'on est au maximum de la violence.

    La Pute : Et puis on passe aussi après Zazie, Christophe Maé...

    In Ze Francos : Un album prévu pour le Catcheur et la Pute ?

    Le Catcheur : Non, en fait, le Catcheur et la Pute c'est souvent de la musique gratuite, c'est le concept. Il est venu d'une manière un peu fortuite, ce n'était pas du tout prémédité. Moi, j'étais déjà dans la peau du Catcheur avant. Mic s'occupait de ce projet de Miss Pop alors il aimait bien s'habiller en femme pour délirer, et c'est venu comme ça. Alors pour ce projet, la musique est gratuite, c'est essentiellement du téléchargement libre et gratuit.

    In Ze Francos : Comment décririez-vous votre style musical ?

    Le Catcheur : Notre crédo, c'est vraiment les bootleg, les reprises, les remix de titres assez connus, de références rock ou métal qu'on mélange à la sauce éléctro. C'est un peu un mélange entre la musique des jeunes d'aujourd'hui et des vieux d'hier. L'idée du Catcheur et La Pute c'est de marier les nouvelles tendances électroniques aux vieux classiques rock et métal. Comme si les Sex Pistols avait une relation fortuite avec 2 Many DJs.

    La Pute : On est sur une trame électro-rock, énervée mais musicale, qui reste dansante. Et pas forcément de la musique incongrue.

    Le Catcheur : Et c'est sans concession, le pied au plancher. C'est notre trame quoi. On fait pas dans la dentelle, même si y'a une pute dans le projet. On est plutôt bourrins quoi. 

    In Ze Francos : C'est la deuxième fois que vous venez aux Francofolies, c'est un festival qui vous tient à coeur?

    La Pute : Tous les festivals nous tiennent à coeur, parce que c'est classe d'être en festival, et puis on fait plein de rencontres. Après, on est quand même en décalage par rapport à la programmation de base. On joue après Socalled, Zazie, c'est intéressant que le festival se transforme et s'ouvre à des choses pas que francophones et des choses un peu plus trash. L'année dernière, y'avait les Sexy Sushis, Le Catcheur et La Pute, Travesti Monsters, ça marquait un truc sur les francos quand même assez intéressant. Et merci à Kevin pour ça.

    In Ze Francos : On n'a pas eu l'occasion de lire le Let's motiv où vous dévoilez votre terrible vérité...

    La Pute : Notre terrible vérité n'est pas une terrible vérité. On a organisé le mariage du Catcheur et de La Pute. Dans notre bastion, au Bikini, on a organisé un mariage avec un prêtre, des comédiens pour marquer la dernière soirée Travesti Monsters à Toulouse. Le projet prendra fin en 2011, début 2012. On va y mettre un terme. On a tous les deux d'autres projets en parralèle: Amine a un groupe qui s'apelle "Wrestling Gang Bang" qui est très bien parti. Moi, j'ai monté un projet qui s'appelle "Cabaret Freaks", un peu comme les Travesti Monsters mais sans la friperie. C'est moins burlesque et trash, plus Freaks. Du coup, on est repartis en solo chacun. Les choses évoluent et on n'a pas envie de tourner en boucle. Ca reste une blague. Le catcheur et la pute est incertain, ça traine encore et on fera quelques concerts incongrus parfois.

    Le Catcheur : Disons que le projet est venu comme une étoile filante, et on veut que ce soit quelque chose qui reste assez limité dans le temps, et dans l'espace, que ce soit quelque chose qui passe en laissant une petite trainée. Il faut qu'on soit un peu nostalgiques. Voilà, c'est aussi l'essence du projet autant que le catcheur et la pute, c'est vraiment quelque chose de très rock'n roll et qui est limité dans le temps.

    In Ze Francos : Maintenant, on va vous donner un mot et vous allez dire à quel artiste des Francofolies ça vous fait penser...

    - Féminisme.

    La Pute : Bah, nous. Avec les Travesti Monsters, tout ce côté burlesque... On se veut quand même féministe.

    Le Catcheur : On est très attachés au mouvement Riot Grrrl avec Pixies, L7, ce genre de groupes activistes. Ils ont fait avancer les choses, ils ont prouvé que les filles pouvaient le faire aussi. Nous, le côté féminin, même si Mic n'est pas vraiment une femme, c'est quelque chose qu'on essaye de valoriser et de soutenir.

    - Baston.

    Le Catcheur : Baston genre bagarre ? Le catcheur et la pute en bagarre, ça nous correspond bien... Et Christophe Maé aussi ! Depuis qu'on l'a rencontré la dernière fois, on l'a tout de suite intégré à notre groupe, c'est un psychopate. La dernière fois qu'il est venu, il avait tout cassé.

    La Pute : Et Didier Super aussi. Forcément.

    Le Catcheur : Ouais mais Christophe Maé il est beaucoup plus punk.

     - Suave.

    La Pute : Oh ben, le catcheur et la pute non ?

    Le Catcheur : Ben la pute quoi !

    La Pute : Sinon... David Guetta.

    Le Catcheur : Zazie, peut-être qu'elle est suave, non ? Elle est bonne Zazie. Genre, "bonne" c'est "suave", non ?

    - Trash.

    Le Catcheur : Christophe Maé.

    - Rock.

    Le Catcheur : Inspecteur Cluzo, on a joué avec eux la semaine dernière. Et c'est rock ! Gotan project aussi, c'est des punks.

     La Pute : The Shoes. Et... Christophe Maé.

    - Electro.

    La Pute : David Guetta, dans le symbole.  C'est pas forcément un artiste qu'on affectionne mais ça reste quand même le DJ le plus plébiscité de la planète. Popof, qui vient des Free Party, c'est quand même autre chose que David Guetta. Et Christophe Maé.

    - Latex.

    Le Catcheur : Oh latex ! Ben ça c'est la pute. Elle a une collection de strings en latex. Ils ne sentent pas toujours bons, je vous l'accorde, mais ils sont tous en latex. Christophe Maé aussi, il a une panoplie... Faut dire que c'est la Pute qui le fournit, aussi. Christophe Maé sans La Pute ne serait pas Christophe Maé !

    La Pute : Sinon, Phillipe Katerine.

    - Gloss.

    La Pute : La Bon... Alors on va essayer d'arrêter de parler de nous et de Christophe Maé...

    Le Catcheur : La copine de Christophe Maé ! Elle adore le gloss, c'est vraiment son truc !

    La Pute : Arrête de pourrir leur interview... On va dire Stupéflip.

    - Godemichet.

    La Pute : Autre que nous ? Zazie ou Alain Chamfort.

    Le Catcheur : C'est une grosse cochonne, Zazie ! Elle en a plein, des énormes! Oh La La !, aussi. A chaque fois qu'ils en voient des gros, ils disent "Oh la la ! Il est gros celui-là !".

    In Ze Francos : Une dernière question, vous êtes toujours aussi attachés au martinet?

    La Pute : Non, je n'ai jamais kiffé. Au départ la blague, elle est partie de nos textes dans la bio, adepte du martinet. Et sur les premiers lives, je n'étais pas trop dedans.

    Le Catcheur : La Pute a du mal à assumer le coup de martinet en public, mais en privé elle en redemande encore et encore. Mais ça va venir d'ici quelques années, je pense qu'elle y prendra vraiment gout en public. Et elle y travaille très fortement !

    La Pute : Finalement la pute n'est pas fétichiste pour un clou.

     

     

    Aurélien, Elise et Marion.


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